lundi 20 septembre 2010

Cioran suite...En musique.....

La seconde phrase qui m'a frappée aujourd'hui, tout restant régi par l'interprétation personnelle que j'en fais donc en aucun cas comparable aux philosophes qui se sont penchés sur l'oeuvre de Cioran après sa mort, qui eux ont émis des avis plus constructifs bien que je les trouves assez déshumanisés comparé à l'oeuvre même.


La passion de la musique est déjà en elle-même un aveu .Nous en savons plus long sur un inconnu qui s'y adonne que sur quelqu'un qui y est insensible et que nous côtoyons tous les jours.
Cioran.


Oui la musique que nous écoutons, que j'écoute reflète à mon sens la personne, plus particulièrement les sensibilités mêmes, l'humanité de celle qui compose la musique ou rédige les textes d'une chanson.
Cependant c'est à double sens, celle qui écoute sera plus touchée par tel son musical ou telles paroles qu'une autre.
Par question de goûts, d'état d'esprit également au moment A.
La musique même qu'elle soit accompagnée ou non de paroles chantées, nous laissent entrevoir une porte sur l'état d'esprit de l'artiste même.
Donc un aveu pour reprendre le mot même de Cioran sur son état d'esprit à cet instant clef.
Donc nous connaissons une partie infime de ce qu'il est .


Seulement, ce que écoute une amie, un collègue nous renseignera aussi sur son état d'esprit.
Comme quoi...


Je ne sais pas si je suis très claire dans le message que j'essaie de faire passer par les mots..
J'ai essayé du moins.


Pour finir, ce qui me touche, m'émeut énormément en ce moment 


http://www.youtube.com/watch?v=WuhOxoUG__s


conversation peace de Stevie wonder


puis celle ci 


http://www.youtube.com/watch?v=TNg0oPpwlOk&feature=related



Mae

Cioran où une vision du monde différente

Je lis Cioran depuis quelques jours, plus particulièrement dans ces moments d'ennui alors que la pendule semble prendre un malin plaisir à n'avancer que très/trop lentement.
Quand je ne lis pas, j'écris par ci, par là des mots sur des bouts de papiers, une page de cahier déchirée qui termine sa route poussée par le vent ou mon pied sous le lit..


En ce moment, je suis plongée dans "l'inconvénient d'être né", qui a une part très sombre c'est certain , totalement déconseillé aux personnes un peu déprimées.
Et je suis tombée cet après-midi sur ces deux phrases pleines de sens, très justes.
Cela ne reste que mon point de vue personnel bien évidemment..


"Pour être heureux ,il faudrait constamment avoir à l'esprit l'image des malheurs auxquels on a échappé.Ce serait là pour la mémoire une façon de se racheter,vu que ne conservant d'ordinaire que les malheurs survenus ,elle s'emploie à saboter le bonheur et qu'elle y réussit à merveille"


Et c'est très juste bien que je n'aie pas pris le temps nécessaire de réfléchir plus posément de façon rationnelle à ces mots là.
De toute façon la rationalité même d'une analyse efface la spontaneité de la réponse issue de cette réflexion rapide.
Parfois, il faut juste effleurer les mots lus sans chercher à creuser plus loin au risque de se perdre .
C'est là que j'ai réalisé à quel point les malheurs divers du passé m'ont renforcée d'une part, et surtout d'une autre part leur souvenir présent de ces étapes malheureuses m'amènent à mieux savourer chaque bonheur quotidien sans limites .
Cependant sommes-nous , suis-je capable de tirer mes leçons du passé?de ces malheurs passés pour ne pas reproduire les mêmes erreurs avec la souffrance que cela entraîne?
Toute la question est là .
A voir avec le temps.




Je continue pour la seconde phrase dans un billet suivant, si vous n'avez pas lâché le morceau en proie a une affreuse migraine lol...


Mae

dimanche 19 septembre 2010

Poursuivre ou non ses rêves???

Cette photo-là, je l'ai prise il y a maintenant deux ans sur les côtes de la Bretagne, dans le Morbihan.
J'ai réussi à avec mon petit talent de pacotille à saisir le moment où les vagues venaient se projeter sur les roches érodées par l'iode.
Je trouve que l'océan est vivant, plein de vie lorsque la vague grossi,grossi jusque au moment où elle se fracasse sur le rocher qui la brise en milles étincelles d'eau sous la lumière du soleil.
Tenace , elle revient encore et toujours cette vague dans une sorte de désespoir .
Elle me fait penser en parallèle à ses rêves que l'on poursuit , même si les obstacles sont insurmontables quoi que l'on y fasse.
Bien que l'on essaie de contourner les dits-obstacles, d'autres nous barrent la route..
On finit donc par se poser la question qui blesse, doit t on poursuivre ces rêves ou non?
Il n'est pas toujours si facile de renoncer à nos plus chers rêves, même confrontés à la réalité du quotidien.
Pourtant nous avons besoin de rêver, cela est une partie même de notre équilibre psychique tant qu'il ne prend pas le pas sur les réalités.
C'est une des essences qui nous font vivre , qui nous apporte beaucoup aussi les jours de triste temps ou de morosité de l'esprit.
La question que je me pose à un moment, que beaucoup de personnes doivent se poser..
Est t il toujours bon de poursuivre ses rêves?
Je réponds mille fois oui à condition qu'ils soient réalisables d'une part, ne relèvent pas de l'utopie d'une autre part..
Et vous?


Mae

Peine..ou Joie???

Il y a des jours comme cela, où tout peut sembler calme en surface.
Alors que le coeur est tourmenté par la peine ou gonflé d'une joie secrète..
Cela ne s'explique pas toujours, il faut faire avec .
Là en ce moment même, c'est une peine profonde qui me fait trembler, celui d'être loin de l'être aimé.
La seule envie de me réfugier dans ses bras pour me couler contre son coeur..
M'y endormir bercée par les battements de son coeur amoureux..
Et pourtant...


Mae

samedi 18 septembre 2010

Homosexualité...Bisexualité...

En cherchant une image sur google pour représenter le thème que je voulais aborder , tout en restant dans le correct ,je suis tombée sur ces images d'actrices qui "jouent" la comédie pour les médias dans le cadre de la promotion de leur film.
Cela symbolise assez bien le sujet que je vais aborder.
L'homosexualité et la bisexualité sont des sujets dont le voile tabou a relativement "sauté" dans nos sociétés occidentales bien que il reste parfois des gens fermées à cela, pour des raisons qui leur sont propres.
Soit cela les regardes elle et ne nous concerne pas.


Il y a cependant des choses qui me "bloquent" vraiment, sur lesquelles je ne peux rester indifférente sans y mettre mon grain de sel perso lors de discussions.
Que l'on soit contre l'homosexualité parce que cela va à l'encontre de sa foi religieuse ok, il n'y a rien à y dire chacun fait son choix en son âme et conscience.
Par contre quand on me sort ces deux trois  phrases-là, je sors de mes gonds .
Je cite 
"L'homosexualité est contre nature", ahem excusez moi , au moment même de l'antiquité grecque l'homosexualité masculine et féminine et même avant c'était une pratique courante , cela que l'on y trouve à redire, c'est avec le passage des siècles, l'arrivée des religions monotheistes que le joug de l'interdit, de la contre nature s'est imposé.
Ensuite la seconde phrase que j'ai pu entendre , l'homosexualité est une perversion.
Là je dis non et non encore.
Ce qui est une perversion, c'est de vouloir faire l'amour avec des animaux, des enfants.
Oui là c'est de la perversion, il n'y a rien à y redire.
Deux hommes ou deux femmes qui s'aiment , qui partagent leur intimité n'est pas une perversion, c'est la vie tout simplement comme c'est le cas pour tous les couples hétérosexuels également.


La troisième phrase, celle-ci est culte même, entendue de la bouche d'une ancienne prof que je respecte beaucoup au passage même si cela a mis une distance par la suite.
L'homosexualité est une maladie.
Alors nous sommes tous malades dans ce cas, nous avons tous hommes et femmes, hétérosexuels, bisexuels et homosexuels une attirance pour un type particulier de physiques .
L'un aimera les brunes aux yeux noisettes très menues, l'une aimera les hommes un peu plus âgés avec une barbe, lui aimera les garçons minces et longilignes, elle aimera les femmes très féminines dans la maturité de l'âge.
Au même degré que les hétérosexuels seront attirés par un style ou un autre, les homosexuels et lesbiennes sont attirés par des personnes du même sexe.
Donc on ne peut pas dire que c'est une maladie sinon je suis moi même malade d'être attirée par un tel style d'hommes.


Là par contre , c'est un autre débat je pense que nous avons tous en nous une part de bisexualité plus ou moins refoulée à divers degrés.
J'ai entendu des hommes dire "mais il est vraiment pas mal celui là" en parlant du physique d'un acteur, d'un sportif ou d'un collègue sans que cela aille plus loin.
Pareil de la part de femmes "elle a une belle tête cette fille".
Ce tilt pour le physique d'une personne de notre sexe.
Après il y a divers degrés, cela reste le vêcu de chacun .


Mais pitié, qu'on ne me dise plus que c'est une tare ou je ne sais quoi, ca m'agace par moments.






Mae

Apprendre à pardonner...

Que celui ou celle n'a jamais commis d'erreur quelque soit son degré de gravité lève la main...


Je pense vraiment que nous avons tous commis des erreurs au cours de notre vie, de diverses gravités , qu'elles impliquent ou non d'autres personnes.


J'en ai moi-même commis des erreurs au cours de ma vie, ce sont d'ailleurs nos erreurs qui nous permettent de mûrir, de changer de façon positive.




Egalement de changer notre vision sur le monde qui nous entoure .
Lorsque les regrets sont là, pour un peu que nous soyons capables de reconnaître nos propres erreurs cela ne mérite pas un pardon?


Il y a une chose qui me fait rire ironiquement, une personne de mon entourage qui s'est mariée religieusement, a baptisé ses enfants qui ont fait leurs communions ..est incapable de me donner son pardon pour une erreur que j'ai commise , que je rectifie avec le temps..


Quelle hypocrisie franchement, la bible n'enseigne t elle pas le pardon, pour un peu que l'autre se repentisse de ses erreurs??


Cela me fait bien rire en tout cas, parce que je ne suis plus la jeune fille d'avant, d'il y a des années à la recherche perpétuelle de l'approbation des autres..


Mae

Ivresse des sens....








Il y a eu un moment où après passé deux trois années bien sages entre le classique métro-boulot-dodo et mon rôle de mère où l'explosion est revenue, un raz le bol de plus face a à un mode de vie qui ne me convenait pas ou alors une crise d'adolescence tardive, je ne saurais le dire même encore aujourd'hui sept ans après...
Toujours est t il que cette explosion là m'a apporté beaucoup humainement , m'a permis de voir le genre humain sous un autre aspect du haut de mes 23ans.
J'avais ma petite bande de fanas des mots et du monde du théâtre.
Un jour, je leur ai dit que j'allais accompagner à un de leurs week-ends de fête.
Sans me douter que l'explosion allait s'enclencher de fait.
Entre musique, danse une totale ivresse de mes sens décuplée par ces deux éléments là.
Puis l'alcool qui coulait à flots, je découvrais le plaisir de vraies premières cuites totales sous le regard protecteur d'un de mes plus chers amis , qui l'est toujours aujourd'hui bien que l'on ne se voit plus depuis que j'ai quitté le milieu il y a 6ans.
Je ressentais une libération serait le mot qui s'en rapproche le plus ..
Cela m'a permis de voir aussi à quel point cette jeunesse était vérolée par une sorte de souffrance perpetuelle dans un milieu où il était impossible de percer à moins de passer par les étapes promotion canapé ou défoncer des portes , qui se perdait entre alcool, sexe , aspirine au petit matin avant de repartir pointer dans des castings ou travailler au mcdo du quartier.
Une jeunesse insatisfaite pour multiples raisons, parce que les réalités étaient autres que nos âmes d'artistes qui était notre socle commun que ce soit autour des mots ou du théâtre.
J'avais la chance d'être accrochée à la réalité étant chargée de responsabilités familiales, entourée d'un ami qui veillait sur moi.
Pour beaucoup , ils avaient franchi le pas entre la réalité et leurs rêves insatisfaits.
J'ai beaucoup appris humainement pour revenir à une réalité plus stricte au bout de trois semaines.
J'étais bien, j'en avais tiré une stabilité entre la vie quotidienne et mon monde de mots volants plus renforcée.
Stabilité qui est devenue un équilibre que même un tank ne pourrait détruire sept ans après.
Merci encore aujourd'hui à Antoine et sa femme Anne de m'avoir gardé la tête hors de l'eau lors de cette plongée en eaux tumultueuses qui m'était nécessaire dans ma construction artistique personnelle.
De m'avoir éviter de commettre des impairs dont je me serais fustigée encore et encore .
Chaque matin, je retrouvais mon rôle de mère qui me faisait atterrir , parfois avec un fichu mal de crane pour la journée autour d'un petit déjeuner, de jeux partagés, de promenades..

J'en parlais récemment à une amie, que je pensais être une amie qui n'a pas compris et émis un jugement..Elle est biffée de ma liste d'amis tout simplement, car comme tous ceux qui me connaissent vraiment je n'ai jamais négligé mon rôle maternel quoi qu'il advienne à moins d'être d'y être forcée lors de ces deux étapes médicales qui m'ont gâché la vie terminées aujourd'hui.

Une expérience que je ne regrette pas, qui m'a renforcée sur beaucoup de plans.

Mae